Nos récits

Cousteau avait raison…

Hccccchhh…hhhhhh…..hccccchhh….hhhhhhh….il n’y a que le bruit de nos respirations qui nous fait croire encore que tout ce que nous voyons est réel. Perdu entre l’Egypte et l’Arabie Saoudite, nous nous laissons bercer par les courants de la Mer Rouge…Certainement rouge pour ses courants chauds venant nous transporter de plus en plus près de la barrière de corails, mais bleu….tellement bleu, qu’une dizaine de bleus nous entourent dans l’immensité des plongeants bordant les récifs.Et dans ce dégradé bleuté, nos pensées osent espérer entrevoir un de ces dauphins sauvages…un de ces vrais dauphins dont l’existence ne tient pas au tourisme. Dans la profondeur de ce bleu apaisant, notre imagination esquisse donc quelques uns de ces mammifères.

Mais non, ce ne sera pas notre imagination, mais bien la surprise du grand bleu….des dauphins…une mère et son petit collés devant nous, nageant doucement au rythme de la mer…et hop… six autres mammifères se joignent à eux pour faire cette danse grandiose qui jamais restera marquée dans nos mémoires. Pourquoi une soudaine accalmie nous enveloppe-t-elle?

À ce moment précis, une substance chimique nommée dopamine est sécrétée de façon explosive dans notre cerveau….c’est la piqûre de la mer Rouge. On souhaiterait y demeurer…On ne voudrait plus être enseignant ou infirmière mais biologiste marin! Et de tout bord, tout côté, c’est une symphonie récifale, une myriade de poissons multicolores…les mêmes que l’on voit dans les livres, les mêmes que nous vîmes dans les encyclopédies Cousteau…mais là, ils sont bien réels! De poisson-perroquet gibbus nonchalant aux dizaines d’anges empereurs souriants, de chirurgiens d’Arabie se faufilant entre les coraux lilas aux poissons-cochers passant devant notre masque d’un air gracieux, de barbiers bijou asticotant frénétiquement ses frères aux papillons jaunes se nourrissant de pointe de coraux en forme d’éventail….et que dire des espèces qui nous ont échappés…des murènes géantes cachées dans la noirceur du tombant, de la tortue imribquée trottant dans l’immensité, des majestueuses raies mantas survolant les sables des profondeurs, des rascasses volantes agitant ses nageoires vénéneuses dans l’attente d’une proie un tantinet nerveuse ou des requins de récifs guettant d’un oeil attentif chaque mouvement d’un nageur un peu trop aventurier…Cousteau avait raison…de vouloir y construire sa ville sous-marine dans une des mers les plus diversifiées au monde, ou la magie est au rendez-vous à chaque plongée. Et nous, nous avons eu la chance de pouvoir y savourer une partie de cette nature sauvage. Hccccchhh…hhhhhh…..hccccchhh….hhhhhhh…

 

Laisser un message

Les champs marqués d'un * sont obligatoires