Nos récits

Himalaya

En sillonnant les vertigineuses et sinueuses routes nous menant au sommet de la terre, notre coeur s’emballa à la vue de ces montagnes de plus de 7000 mètres…Très loin au fond de la vallée et trônant sur la plus haute des montagnes qui pouvaient s’offrir à nous, l’Himalaya se tenait là…majestueusement dans un silence pythagorique. Se sentant privilégié d’être à ses côtés, nous réalisâmes que ces pics majestueux étaient la demeure des neiges éternelles, des histoires de Yéti, du refuge du léopard des neiges et du Tibet des Tibétains…Devant cette démesurée chaîne de montagnes, nous ressentîmes notre petitesse. Et c’est un peu plus haut, toujours plus haut que se dévoilèrent ses paysages, humains et naturels…Des milliers de terrasses de céréales or et verdoyantes, des femmes rayonnantes de costumes colorés et d’anneaux aux nez, des vaches sacrées déambulant nonchalamment les villages perchés, des écolières aux costumes impeccables et aux cheveux tressés, des lacs émeraudes réfléchissants des pics immaculés, des glissements de terrain fraîchement rafistolés, des enseignements dispensés en plein air…et tous ces petits racoins de bord de route, improvisés en lieu de rencontre masculine afin d’y déguster le thé.

Nous étions dans un coin de l’Himalaya ou seule une poignée de touristes occidentaux s’y était rendue. Aucun chemin, aucune vue obstruée. Notre route ne pouvait croiser que des léopards, des Sadhus ou des rhododendrons. Ainsi, nous fîmes un trek d’une semaine à travers ces paysages parmi les plus beaux de la planète. Chaque chemin emprunté nous réservait son panorama…et lorsque l’on croyait avoir vu le plus beau, un autre encore plus magnifique apparaissait. On contemplait ainsi ces glaciers, ces pierres qui reflétaient les couleurs de fin de journée, ces neiges et ces silhouettes parfaites. La chance étant avec nous, la lumière de pleine lune nous présenta un spectacle inédit. Dans un silence absolu, nous pûmes ainsi observer l’Himalaya durant la nuit…Sous les étoiles, on distinguait clairement la chaîne sous des teintes bleutées. Et au lever du soleil, c’est le reflet des montagnes sur un lac immaculé qui à son tour nous présenta son spectacle. Ainsi, au fil des jours nous nous rapprochâmes des montagnes, marchant difficilement jusqu’à 4000 mètres ou sur 14 kilomètres pendant 7 heures, nous découvrîmes plusieurs facettes de l’Himalaya. De loin, de près.

Une chose est sûre,malgré les muscles endoloris, les nuits glaciales, rien ne valut mieux que la contemplation de ces couchers de soleil sur ces montagnes mythiques. Car c’est quand le rose colore les façades embrumées de l’Himalaya que les larmes de joie et d’accomplissement vous montent aux yeux…..et on se dit alors…Que c’est beau la vie.

Laisser un message

Les champs marqués d'un * sont obligatoires