Nos récits

Mille et une nuits en Jordanie

Ibrahim, Marmoud, Ismail et Harmed dégustaient leur thé de sauge autour du feu lorsque nous arrivâmes dans leur univers bédouin. Seules les petites lumières des arbres et la timide lune éclairaient la terre encore chaude du pays des caravanes et de la Cité Rose. Un gargantuesque repas nous attendait sous la tente aux divans colorés; le banquet était digne d’une invitation marchande de la Route de la Soie. Le lendemain, le soir venu, guidés par des milliers de chandelles, nous traversâmes l’étroit Sîq (canyon), le même qu’empruntaient les infatigables caravaniers de la route de la soie afin de découvrir le colossal Trésor de Pétra. Bien qu’ayant vu et revu Pétra dans les livres, aucune image ne peut vous préparer à la beauté et à l’ingéniosité de cette nouvelle merveille du monde. Deux jours et une nuit plus tard, nous étions plongés dans ce monde des mille et une nuits. On pouvait s’imaginer Nabatéens, sculptant les parois colorées afin d’y construire de sublimes tombeaux, général d’Alexandre Le Grand s’y reposant avant l’attaque de Babylone, Jasmine et Alladin s’embrassant au pied du temple des Djinns (génie de la lampe), Romains au théâtre rose, chrétien, Aaron, Indiana Jones ou dromadaires cabotins. Notre itinéraire jordanien ne s’arrêta point à la découverte de la cité. Nous passâmes 7 jours en compagnie d’admirables Bédouins qui firent de notre séjour une expérience unique. Loin de tout, nous dormions dans un campement sans électricité pour la majeure partie de la journée. Peaux de chèvres et ferme de dromadaires, canyon secret, vestiges de plus de 9000 ans, feux réconfortants, musique bédouine, sable, serpent, rock, banquets quotidiens, Hoda et son pain, henné et thé sous les étoiles…Voilà la Jordanie comme on l’espérait. Mais encore, nous découvrîmes des châteaux croisés, de véritables pierres de catapultes, des écoles coraniques, des passages secrets d’une montagne à l’autre et des vues imprenables sur cette terre dite…Sainte. Nous frôlâmes ainsi les mêmes chemins que Moïse sur le mont Nebo ou il mourut et de là, nous pûmes observer la terre promise….du Jourdain ou Jésus fut baptisé à Bethléem, son lieu de naissance…De plus, nous goûtâmes au plaisir vivant de la mer Morte. Quoi de mieux que de se sentir flotter tel un bouchon de liège sur une mer tellement salée qu’elle nous en brûle les lèvres… Et de la mer Morte, les yeux rivés vers cette terre biblique, nous cherchions sans relâche une poutine frites bien cuites et Totote Maltaise…

 

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